
Le château de Nagoya
Nous partons dès à présent à la découverte du château de Nagoya, un trésor national dont la construction remonte au début du XVIIᵉ siècle, en 1612, sous l’impulsion de Tokugawa Ieyasu.
Symbole du pouvoir des shoguns Tokugawa, il est célèbre pour son architecture imposante, ses toits ornés de shachihoko dorés et son rôle central dans l’histoire de la région.
Un lieu chargé d’histoire, où tradition et héritage japonais se rencontrent.
Je suis ravie de pouvoir enfin découvrir ce monument si célèbre et emblématique de la ville de Nagoya. La beauté du lieu, ainsi que celle des jardins qui l’entourent, est tout simplement fascinante et m’émerveille dès mes premiers pas.
L’entrée du château coûte 500 yens, payable en espèces ou par carte bancaire, ce qui est très pratique. Une fois à l’intérieur, on trouve une table avec un tampon à disposition. Il suffit de tamponner son billet pour pouvoir sortir et y revenir autant de fois que l'on veut dans la journée.
J’ai trouvé ce système vraiment bien pensé, surtout si l’on souhaite faire une pause pour manger à l’extérieur avant de revenir terminer tranquillement la visite. Une expérience que je recommande sans hésiter lors d’un passage à Nagoya.
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À peine entrée dans l’enceinte du château, je me dirige vers le musée Nishiomaru Okura (西の丸御蔵城宝館), un espace d’exposition surprenant situé dans une partie du château où se trouvaient autrefois des entrepôts à riz de l’époque d'Edo. Ces bâtiments servaient à stocker une ressource essentielle, reflétant ainsi l’importance stratégique et économique de Nagoya au début du XVII^e siècle.
Ce musée a été créé à l’emplacement des anciens entrepôts (kura) du château afin de mettre en valeur les trésors et l’histoire du château de Nagoya, notamment à travers des peintures et des objets précieux qui racontent la vie des shoguns et des habitants du château.
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Le 3 janvier 2026, j’ai eu la chance de découvrir l’exposition temporaire intitulée « Peintures murales du palais Honmaru – Deuxième phase : « Les gens animés » », qui met en lumière des scènes de la vie quotidienne au château à l’époque d'Edo, avec des peintures sur panneaux représentant des activités populaires telles que le tir à la corde ou les spectacles de rue — une véritable fenêtre immersive sur le passé.
Vers 13 heures, j'ai voulu déjeuner. Je me suis rappelé qu'à trente minutes de marche, près de la Mirai Tower (une petite Tour Eiffel à Nagoya), se trouve le café Snoopy. La dernière fois, il m'avait intriguée et donné très envie d'y aller.
En chemin, en repassant aux alentours du château, j'ai traversé une rue avec des petits restaurants. Tout avait l'air délicieux, et j'ai eu envie de m'arrêter plusieurs fois. Mais j'avais déjà ma destination en tête, alors j'ai continué ma route, excitée à l'idée de découvrir enfin ce café tant attendu.
Sur le chemin, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer un bâtiment qui se démarquait clairement des autres. Vous pouvez d’ailleurs le voir sur les photos juste au-dessus. Il s’agit de la mairie de Nagoya, dont l’architecture m’a tout de suite attirée.
Construite dans les années 1930, elle mêle un style occidental classique à des éléments japonais plus traditionnels, comme son toit inspiré des châteaux. Une combinaison étonnante, presque solennelle, qui lui donne un charme unique. On comprend facilement pourquoi ce bâtiment est aujourd’hui considéré comme un véritable symbole architectural de la ville.
Le café Snoopy devant moi, une fois installée à table, je me perds dans le menu.
Sucré ou salé ? Tout donne envie, mais je penche finalement pour un burger au poulet crispy, accompagné de frites et d’onion rings, avec un ginger ale en boisson.
La commande se fait sur une tablette, et l’eau est en libre-service. C’est aussi beau que bon, et la décoration du café est très mignonne, sans pour autant être surchargée.




Avant de partir, je fais un dernier tour par la boutique Snoopy. Tout est très mignon, tentant même… mais je repars les mains vides, le sourire aux lèvres et le ventre plein.
Une petite balade près de la Mirai Tower, encore ponctuée de plein de photos, puis me voilà à flâner dans un centre commercial.
J’avais cette idée en tête : retrouver cette boulangerie pour prendre quelques photos.
Mais une surprise m’y attendait.
Parmi les classiques, une galette des rois à la frangipane attirait le regard.
Mon côté nostalgique (oui, déjà haha) n’a pas résisté : je l’ai évidemment achetée.
Petite particularité ici : la fève est à part.
Dans la galette, on trouve à la place une amande — une adaptation au Japon, principalement pour des raisons de sécurité alimentaire, afin d’éviter tout risque et de rassurer les clients.
Une journée bien remplie, le cœur léger et la tête pleine de souvenirs.
Rendez-vous très bientôt pour la visite du château de Nagoya. 🏯✨



































